vendredi 4 mars 2011

J'aime François Paradis et Jouhainna Lebel (et j'aime ma tête!)

Je décorerai sous peu mon gâteau d’une trente-sixième chandelle. Les yeux fixes et béants, les plus jeunes diront que je suis vieille. Les yeux avides et mélancoliques, les plus vieux diront que je suis jeune. Quant aux casse-pieds, ils diront que ma 37ème année de vie débute. Et moi, je m’agrafe solidement à l’idée que l’âge m’importe peu, tant que l’enveloppe suit l’esprit.

Il est vrai que ma tête se coiffe d’un nombre incontrôlable de cheveux blancs. Il est vrai aussi qu’une oie a laissé ses empreintes au coin de mes yeux, malgré les promesses des compagnies de cosmétologie. Mais qu’à cela ne tienne!

Mon corps se transforme mais ne s’ankylose pas: j’entretiens ardemment le brasier qui brûle en moi. J’aiguise mes griffes et mon acuité de chasseur, et place dans mon point de mire la réalisation de mes rêves. J’atteins ma cible puisque je fonce dans la vie comme un 18 roues, la main posée sur le bras de vitesse pour accélérer la cadence. Mais surtout, je me responsabilise de ce qui m’arrive. Inutile de brûler des lampions et d’implorer le Saint-Esprit pour que les choses changent. Je suis le catalyseur. Je tiens solidement les brides.

Je me sens ainsi beaucoup plus belle qu’à mes 18 ans. J’ai la candeur et l’allégresse de celle qui sort tout juste de sa chrysalide, assoiffée de me réaliser pleinement. Chaque souffle nous rapproche de la mort? Balivernes. Chaque souffle nous rapproche plutôt de notre vérité. Et lorsqu’on la découvre, on trouve enfin notre fontaine de jouvence.

Ainsi, je serai toujours touchée par ceux et celles qui croient en leur capacité de réaliser leurs rêves, peu importe leur âge. François Paradis et sa chérie Jouhainna Lebel en sont un bel exemple. Au diable la peur de l’échec et les risques du métier! Tête première, ils ont foncé et lancé il y a quelques années Choco-là, une fine chocolaterie située au 64, rue Wellington à Sherbrooke.

Et qu’elle sage décision pour les épicuriens que nous sommes! Mes papilles en redemandent encore. C'est la frénésie en bouche. Tout est finesse et subtilité. Des chocolats gorgés de caramel au beurre et fleur de sel, lavande et miel sauvage, mangue et gingembre confit, mûre et romarin….Dommage qu’autant de kilomètres me séparent de l’extase. Peut-être que cette fois-ci, je ferai exception à mes principes : je ferai brûler un lampion et implorerai qu’ils aient un jour pignon sur rue à Québec….



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire